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. Avec Philosophie .






Ce blog est dédié à Simão Carvalho
, Photographe et Co.Architecte du domaine immatériel  d' AVEC.

Réflexion et Création sont, les deux voies explorées, lors des séances d'AVEC, qui ont lieu
à Paris, au Centre Georges Pompidou.
 

    

. De l'imperfection parfaite .
L’idée de ce blog est de choisir, lors des séances, dans le multiple des propositions, un ou des points de départ, plusieurs points d'arrivée ou bien un seul, des détours, des chemins qui deviennent des pistes, pas de point d'arrivée du tout, un point d’ancrage, une porte, un passage ou une entrée, un couloir, un fil à tisser, une tangente à prendre, un biais à trouver, un « où » par lequel passer, se faufiler, bâtir, coudre, découdre, débâtir, et même en découdre parfois... Jouter pour jouer, s’amuser sans plaisanter, mais pour rire, délaisser pour se délasser, se récréer avec les muses, pour se recréer comme un enfant, musarder pour comprendre ou ne rien comprendre, afin de découvrir, se découvrir, se divertir, se réjouir, ou comme çà, juste pour chercher, saisir, cueillir ou recueillir, se dessaisir et accueillir, se promener dans les possibles, avec force questions, réflexions mais aussi répétitions, allusions, redites, mal-dits ou joliment tournés, peu importe ou... n'importe pas?!
De la philosophie comme la mise en oeuvre d'un choix... parfait car imparfait! 


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 . ?!? . 
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. De la réflexion .

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-« Si tu ne penses pas, tu es nulle part.»-
Goran - Interview Vivre FM - 15 Mars 2017

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-« Être humain, c'est... décider qu'on ne souhaite plus mariner dans son jus et mourir à petit feu comme un mauvais court-bouillon.»-  
Valérie Lemard - Courriel - retour de séance du 21 Mars 2017

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-« La chouette de Minerve prend son envol à la tombée de la nuit »-  
 
G.W.F HEGEL, Principes de la philosophie du droit - Traduction R. Derathé - Librairie philosophique J. Vrin

-« Même au fond de la nuit la plus sombre, on finit par distinguer des formes
et les formes nous sauvent. »-
Séance du 15 Octobre 2018

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-« "Bonjour": un message philosophique. »-
Suite au courriel de Georgina du 15 Octobre 2018

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-« Se détacher du détachement? »-
Séance Janvier 2015

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-« Le Je endommagé »-
Valérie Lemard - 2014


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-« Tout finit par s'arranger, même mal. »-
M. Lemard - 2016

 

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. De la création .

Cadavre Exquis - Dessin  Avec







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Écureuil ou Sage? - Papier découpé - Avec

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. ? .
. Des questions .
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? 0 
. Qui suis-je? .

 
Qui suis-je? Maryio Josiph
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. Un xénos xénos ?
( ξένος en grec)
-«Un étrange étranger!
Mais que se passe-t-il en moi?
Que se passe-t-il pour que je me vois qualifié d'étrange étranger?
Au moment où je discute, où je travaille, me divertis, écris, ou encore pense à ceci, ou bien justement,
à cela, que se passe-t-il ?
Je m'aperçois que je ne m'aperçois pas de tout ce qui se passe en moi et c'est le fait de ne pas
m'apercevoir de tout ce qui se passe en moi, sur le moment, qui soudain m'interroge!
C'est tout ce qui me concerne, me constitue, constitue mon identité et dont je n'ai pas conscience au
moment où je parle ou ne parle pas, au moment où je fais ou ne fais pas, au moment où je travaille ou
ne travaille pas, au moment où je pense, écris, me divertis, suis occupé ou inoccupé, suis attentif à quelque chose ou bien à rien de particulier, qui me questionne!
C'est même, plus encore, tout ce dont je ne pourrai volontairement jamais avoir conscience à propos de moi-même et qui pourrait surgir sans prévenir!
Ma vie se mène en moi et "en dehors" de moi...c'est-à-dire en dehors de ma conscience ou de ma
capacité de conscience, sans même que je m'en rende entièrement compte, dans une sorte
d'épaisseur de mon être par lequel s'opèrent des circulations qui participent à ma vie et à mon être.
Car je vis, c'est-à-dire, je fonctionne en permanence de même qu'une famille, une ville, un pays
fonctionnent en permanence et quelque soient les décisions importantes ou pas, qui sont
prises, car rien ne s'arrête jamais.
Ainsi, au travers de tout ce que je vis, je me sais et je m'ignore, je me connais et suis absent à
moi-même, je me comprends et ne peux m'expliquer.
Et tout en sachant qui je suis, tout en ayant une identité propre qui me permet de me reconnaître
comme étant moi-même, je suis finalement aussi, et peut-être heureusement, définitivement étranger à
moi-même. 
Un étrange étranger donc! »-

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  ? 1 

. Ne suis-je pas un sujet ? .


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. Un sujet par naissance? .

Moi que voilà, je suis un sujet, tout simplement, parce que, grâce à ma naissance, je suis!
Je suis un "Je". 
Je suis un centre car je centralise des informations, 
je les ordonne, je les utilise, et je vis ma vie à partir d'elles.
 Autrement dit, j'invente, je crée ma vie à partir d'elles.
Inventions quotidiennes ou exceptionnelles, petites ou grandes créations, peu importe!
Je ne peux donc pas, en tout cas, ne pas être un centre, au risque de ne plus être moi.
Je suis un centre d'où ma vie se manifeste.
Je suis un centre qui dit "Je" et porte nom et prénom.  
Il n'y a donc là, rien à se reprocher: je suis un centre, un point, c'est tout!
. 
À ma naissance, d'ailleurs, je suis le centre de toutes les attentions et cela n'est sans doute pas désagréable. 
Il est alors compréhensible que par la suite, je veuille prolonger cet état, dans l'attention que l'on me porte sous une forme ou sous une autre, tout au long de ma vie.
C'est en effet l'attention de l'autre qui me fait en grande partie vivre parce que cette attention confirme mon statut de sujet et m'invite à continuer de l'être.
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Loin en effet, d'apprécier être dénié dans notre existence, par l'indifférence d'autrui, nous aimons au contraire être confirmé dans notre existence, en étant perçu comme un sujet digne d'attention. 
Nous  disons d'ailleurs à ceux qui ne font pas attention à nous: "je n'existe pas pour toi"!
 Nous voulons en effet plutôt, être confirmé dans notre existence qui repose sur peu de choses tangibles, et nous voulons l'être, notamment par autrui, au travers de l'attention qu'il nous  porte, et à condition que cette attention ne relève pas de l'intérêt, ou pas seulement. 
  .

-«Être ou ne pas être, telle est la question.» dit Hamlet (William Shakespeare, Acte III, scène 1), et nous voulons être!
Être compris, être perçu, être lu, être aidé, être ceci ou cela... au risque sinon, de ne plus être. Nous voulons plus que jamais, être ce centre, dont je m'aperçois, mais aussi dont autrui s'aperçoit et auquel il fait attention, me faisant ainsi exister à la différence, par exemple, de cette n-ième feuille qui tombe d'un arbre à l'Automne, et à laquelle personne ne prend garde. 
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De mon côté, certes, il ne convient cependant pas de m'en tenir à cet état qui consisterait à ce que l'on ne fasse  attention qu'à moi sans que je fasse jamais attention à autrui, au risque d'y perdre mon humanité.  
Si je suis un centre d'attention, comme l'indique le complément de nom à valeur subjective et objective, l'attention doit certes être tournée vers moi car je suis un sujet digne d'attention, mais aussi vers autrui car en tant que sujet, je suis également un centre capable de prodiguer de l'attention à l'égard d'autrui et du monde. 
J'attends donc légitimement d'être reconnu par autrui, mais autrui, de façon tout aussi légitime, attend d'être reconnu par moi. 
Cette reconnaissance mutuelle qui suppose sans aucun doute de nombreux efforts, permet, lorsqu'elle s'opère, une nouvelle naissance, mais cette fois-ci une naissance mutuelle: la naissance du sujet qui reconnaît, et en même temps, la naissance du sujet qui est reconnu et inversement.
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C'est alors un mouvement étonnant qui se met en place puisqu'au lieu de rester fixé sur moi même, ce mouvement de reconnaissance mutuelle me libère en me permettant d'acquérir une solidité vivante dans le lien à autrui. 
Le mot mouvement est ici important. Je ne suis plus seul enfermé, pris au piège d'un point fixe - moi-même - mais au contraire, dans cet effort d'attention, car c'est un effort que je fais vis à vis d'autrui et du monde, nous sommes deux et même ensuite bien plus.
Par ce mouvement de reconnaissance, l'un devient  alors l'autre, du point de vue du sujet; ce qui semble être la racine, l'ADN nucléaire de toute société, petite ou grande, qui fonctionne.
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La reconnaissance est donc fondamentale dans la relation qui s'instaure avec mes semblables, quel qu'en soit le niveau: affectif, artistique, intellectuel, social, financier...
 et rester dans un état permanent d'attente de l'attention d'autrui serait en revanche infantile ou bien alors, la marque d'une incapacité sur laquelle il me reviendrait de travailler, certes dans la mesure de mes capacités; mais nous en avons toujours, dès lors que nous sommes Homme et que nous avons la raison.
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Tous sujet par naissance, donc! 
C'est un acquis dont on ne pourra me défaire à moins, peut-être, que je ne m'en défasse moi-même.
Tous sujet par naissance et pourtant cela ne suffit pas! 
Parce que nous sommes sujet par naissance, il nous faut devenir un sujet par reconnaissance dans les deux sens de l'expression, c'est-à-dire un sujet qui reconnaît et un sujet qui est reconnu;
reconnu par ceux qui font attention à nous, et, par ceux auxquels nous faisons attention ou encore par ce à quoi nous faisons attention.
Sujet parce que je suis né, mais aussi sujet parce que je suis toujours à naître,
tout cela commencera par une phrase, un regard, un geste!
Né et à naître, je suis donc un sujet par naissance mais aussi par reconnaissance et ne serai pleinement vivant que par ce mouvement d'entre deux que toute reconnaissance suppose!
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 ? 2 
. Suis-je un objet? . 

Objet: Empr. au lat. scolast. objectum proprement «ce qui est placé devant» (part. passé subst. neutre de obicere «placer devant») d'où «ce qui possède une existence en soi, indépendante de la connaissance ou de l'idée que des êtres pensants en peuvent avoir» (Blaise Lat. Med. Aev.), s'oppose à sujet* surtout en gram. et en philos. (<cnrtl)

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  . Une Bouchée au Chocolat ? .

La Bouchée au Chocolat de Valérie Lemard


-« La prendre… et ainsi, m’oublier en elle, me fondre et disparaître dans les sensations qu'elle me procure, ne plus faire qu'un avec cette bouchée au chocolat, avec ce plaisir merveilleux que je connais déjà si bien, pour l'appeler de tous mes voeux?
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 Ou, au lieu de m'oublier dans cette exaspération douce du chocolat qui menace ma propre cohérence, me savoir, dans le goût merveilleux qui se développe et s'enveloppe dans ma bouche?
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Ou encore, résister, ne pas ouvrir ce papier rouge et or, craquant d’une douce épaisseur qui annonce déjà, la merveilleuse et chaleureuse saveur de la bouchée chocolatée? 
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Extraordinaire gourmandise qu’il est possible de manger, en une ou deux fois seulement, avant que le plaisir de la bouchée, malheureusement ne s‘achève laissant la bouche vide d'elle-même, 
en “m’achevant”, sans doute, un peu, aussi! 
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La bouchée au chocolat exerce sur moi, un pouvoir que je lui ai, sans doute, en partie peut-être , conféré, et chacun donnera nom et forme à sa propre bouchée au chocolat ! 
- Mais, que faire? Attendre? Résister? Ne pas prendre?  
Oui! Ne pas prendre, ne pas faire, ce que je désire le plus, là, maintenant, à l'instant?
.
Que l'on me refuse, soit! Mais me refuser à moi-même ce qui me semble être, même pour une n-ième fois, ce par quoi passe, mon désir, mon plaisir, ma volonté, mon identité, 
- que sais-je? - ma vie même, à l'instant ! 
N'est-ce pas absurde?
N'est-ce pas folie?
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Et pourtant, la chanson l'affirme:  "Résiste, prouve que tu existes" (Isabelle Gall)
...
En résistant à la bouchée au chocolat, en existerais-je donc plus?
Me prouverais-je que j'existe parce que ma conscience se sera interposée entre moi et la bouchée au chocolat? 
Ai-je d'ailleurs besoin de me prouver que j'existe en me résistant?
Manger cette bouchée au chocolat ne me fait-il pas exister aussi?
Pourquoi faudrait-il que je me résiste pour me savoir comme sujet existant sans m’en tenir seulement à exister?
.
Ainsi, qu’est-ce que je choisis, si je ne choisis pas ma bouchée au chocolat ou ce qui en tient lieu?
Moi-même!?!...
Mais cela est-il bien certain? »-
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. Une Toupie ? .

Ubu-Imperator - Max Ernst 
Centre Georges Pompidou

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-« Suis-je une toupie?  
Avec la quantité d'air que je brasse par jour, pourquoi pas?
J'ai l'impression d'avancer mais ne fais-je pas souvent la même chose, tandis que je m'enferme fréquemment dans le même discours sur moi-même, sur les autres et le monde, en me donnant toujours plus ou moins, les mêmes justifications!
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Ainsi, tandis que je ne me reconnais certes pas comme toupie, c'est-à-dire comme un objet 
- car enfin je suis un sujet -  
je continue pourtant souvent à dire que:
 "je ne peux pas faire autrement" ou que "je n'y peux rien". 
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Je me place alors dans une situation paradoxale: d'un côté, je continue à dire que je ne suis certainement pas une toupie et de l'autre, je continue à toujours aller dans le même sens, ou plutôt à tourner dans le même sens. Je n'ai ainsi aucune chance de me placer comme sujet maîtrisant tant soit peu, la toupie que je serais dans les faits. 
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 Or, bien que ne voulant pas me reconnaître comme une toupie, ce qui n'est pas forcément négatif,  je suis quand même obligée d'accepter que j'en suis en partie une, ne serait-ce que par l'aspect mécanique  de mon être et même de ma vie. En revanche, je peux apprendre, dans une certaine mesure, à diriger ma toupie en l'empêchant si possible, de s'arrêter de tourner, puis en réglant ses rythmes et ses mouvements!
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Certes, une toupie ne tournant que sur elle-même, aura toujours, à force de tours, sa pointe qui s'enfonce et il deviendra alors, de plus en plus difficile de se dégager du point où elle est posée. Mais surtout, le vent de chacune des toupies ne fera-t-il pas tourner l'autre? 
.  
Les toupies que nous sommes n'entreraient-elles pas alors en relation les unes avec les autres par ce vent qu' elles font en tournant?  
Et plus nous brasserions d'air, plus nous aurions alors, a priori de chances d'entrer en contact avec une autre toupie, mais aussi, plus nous aurions de chance d'exercer notre pouvoir sur d'autres toupies qui pourraient alors devenir... des girouettes!
 À moins que ce ne soit nous qui devenions des girouettes.»-

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. ? 3 .
. Que dois-je faire ? .

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. N'y rien pouvoir ou Exercer son pouvoir ?
. Etre en puissance de quelqu'un ? ,
, Ou exercer sa puissance ? .

-« N'y rien pouvoir ou exercer son pouvoir! J'ai donc le choix? 
Comme un roi, comme un Grand de ce monde, je détiens un pouvoir que je pourrais exercer? 
Je pourrais d'ailleurs aussi user de ma puissance au risque sinon, 
d'être en puissance de quelqu'un d'autre que moi, et d'en être donc dépendant!
Mais quel est ce pouvoir que je détiens?
Quelle est cette puissance que je peux exercer?
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 Lorsque je suis enfant, face à une bêtise, j'annonce rapidement, que cela soit, d'ailleurs vrai ou pas, que "ce n'est pas de ma faute", que "je n'y peux rien", je me défais de toute prise en charge. 
En revanche, lorsque je suis adulte, ma réaction semble devoir correspondre exactement au contraire. 
Être adulte reviendrait, quoi qu'il en soit, à la capacité de prendre en charge une situation en question, certes, dans la mesure qui m'incombe, 
mais sans jamais adhérer à la considération du "je n'y peux rien". 
En effet, dire que l'on n'y peut rien, revient en fait à se défaire de son pouvoir et à négliger sa puissance en se comportant comme un "Petit" de ce monde!
.   
De même tant que je suis "en puissance de" mes parents, comme le dit cette expression certes un peu vieillie, ce sont eux qui m'indiquent la voie à suivre. 
Lorsque je suis enfant, ma puissance est donc insuffisante par rapport à celle de mes parents et devenir adulte à mon tour, correspond alors au développement progressif de ma puissance physique et morale qui à la majorité, est censée être suffisante pour que je ne sois plus, a priori, en puissance de mes parents ni de quiconque.
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Cela est certes loin d'être vrai, bien que cela corresponde aussi, à ce que suppose la loi sur la majorité. 
En effet l'utilisation responsable du pouvoir et de la puissance dont je dispose nécessairement en tant qu'Homme, est donc fondamentale puisqu'il y va de ma majorité ou de ma minorité, quel que soit mon âge!
Être majeur correspond à ma capacité à prendre en charge une situation donnée, en m'affirmant comme un sujet responsable car ayant le pouvoir de dire oui ou non, et disposant de la puissance intérieure me permettant d'identifier et d'énoncer mon choix, sans plus être sous l'emprise de mes parents ou de quelqu'un d'autre que moi-même.

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Mais sur qui ou sur quoi  exercer, pouvoir et puissance? 
Le pouvoir ne s’exerce-t-il que sur les autres ou ce qui est extérieur à soi-même, et la puissance ne s'exerce-t-elle que sur soi-même?  
Et si c'est le cas, de quelle façon et jusqu'à quel point exercer son pouvoir et sa puissance?  
Faut-il tenter d'exercer surtout la puissance, en essayant d'éviter le pouvoir? 
Ne faut-il pas plutôt conjuguer dans la vie, pouvoir et puissance?
Et l'un ne viendrait-il pas contrebalancer l'autre? 
Si c'est le cas,  la puissance sur soi-même serait là pour tempérer l'exercice du pouvoir sur les autres et l'exercice du pouvoir sur les autres supposerait une capacité de maîtrise de sa puissance morale et physique, certes dans la perspective justement, d'exercer  son pouvoir ou le pouvoir qui nous est attribué, le mieux possible!

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Ainsi, j'utilise ma puissance physique et morale que j'ai acquise grâce notamment à mon éducation, pour exercer mon pouvoir avec le plus de justesse possible et l'exercice du pouvoir dans cette perspective m'oblige aussi à développer ma puissance physique ou/et morale. De même, inversement, la nécessité d'exercer mon pouvoir et l'éventuel exercice erroné de celui-ci m'invite à ajuster l'utilisation de ma puissance qui peut être, insuffisante ou trop grande . 

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Éduquer, soigner ou même gouverner, et tant d'autres actes renvoient en fait, à l'exercice d'un pouvoir qui développe ma puissance à condition que ces actions visent l'exercice d'une révélation à l’autre, de sa propre puissance, et de ce pouvoir dont il dispose aussi, dans une mesure liée à son statut, apprenant ainsi à exercer puissance et pouvoir, dans un dessein juste!

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Bien vivre reviendrait à faire des actions en utilisant à bon escient notre puissance et notre pouvoir et, en le voulant ou non, en apprenant ainsi à autrui à utiliser de façon avisée, cette puissance ou/et ce pouvoir que nous avons appris à utiliser en nous?

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L'idée est donc de considérer que toujours, "nous y pouvons quelque chose" et qu'il nous reste à exercer notre pouvoir en s'appuyant sur la puissance de notre corps, de notre coeur et de notre esprit, grâce à notre volonté! »-


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. ? 4 . 
. Entre? .

. Entre toi et moi? .

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-« Entre toi et moi, beaucoup d'opérations s'effectuent chaque jour.
Souhaiter en est une !
Lorsque je souhaite à quelqu'un bonne chance, bonne année, bon courage ou bonjour...  que se passe-t-il?
Et pourquoi cette façon de faire, cette tradition, cette habitude, cette politesse?
Que nous donnons-nous en faisant cela?
Du temps? 
Ou bien perpétuons-nous quelque chose d'autre? 
  Le lien social?
Que nous transmettons-nous en souhaitant quelque chose à quelqu'un, malgré peut-être, la conscience du caractère, en partie vain, de cet acte?


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Il est possible que nous souhaitions ceci ou cela, pour nous renforcer nous-même et contrer la conscience tendue que nous avons du fait que la vie est fragile et le temps qui nous est imparti, si bref! 
Nous préserverions ainsi un lien avec les autres et le monde en projetant du temps dans lequel nous prendrions, ainsi qu'autrui, la forme qui nous convient: une bonne santé, du succès, de la réussite, de l'argent, du bonheur, de l'amour!...

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Remarquons que "souhaiter" est différent de "souhaiter à". Le "à" est en effet la marque d'un lien qui s'opère dans cet acte.
Lorsque je souhaite quelque chose à quelqu'un, je crée donc un espace entre moi et celui à qui je souhaite quelque chose. Un espace dense par lequel s'effectue une circulation.
Je crée donc un espace par lequel l'existence humaine peut se développer en tant que telle.
Un espace invisible mais essentiel à notre vie.

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Un espace d'autant plus essentiel que, malgré nos prévisions, nous ne savons rien de certain à propos de l'avenir.
Souhaiter revient donc aussi, sans doute, un peu, à espérer.
 Peut-être à tort mais pas si sûr!
Souhaiter en tant qu'espérer apparaît lié à la conscience de se faire du bien à soi-même avant même de faire éventuellement du bien à qui je souhaite quelque chose d'agréable, en l'occurrence

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À la différence du Alea jacta est ("Le sort en est jeté") de César,  souhaiter reviendrait certes à accepter de lancer les dés face au principe d'incertitude qui caractérise la vie mais, en tentant, certes, dans une certaine mesure, de maîtriser l'avenir, en lui imprimant sa marque, en cherchant à lui imposer sa volonté.  
. 
En fait, en souhaitant, quelque chose s'autorise. Du temps s'autorise, du lien, de l'existence humaine s'autorisent et même peut-être du bonheur.
Car de l'un à l'autre, de toi à moi, semble se créer dans ce simple échange entre deux personnes, une sorte de dimension métaphysique ou circule un vent qui nous relie.

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Il y a donc une valeur performative du souhait dans le langage, car, à l'instant, entre toi et moi, le souhait, crée, porte, apporte, emporte des lumières d'humanité! »

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